Jeux vidéo, télé, ciné, bouquins, régime, coups de gueule, coups de coeur... J'ai pas réussi à choisir un sujet unique. Tant pis pour le blog de spécialiste !
En ce moment, j'ai plein de copines qui tombent enceintes. J'appelle une amie que j'ai pas vue depuis des lustres : paf ! elle m'annonce qu'elle attend un enfant. Un peu comme une épidémie. Moi ça m'inquiète un peu, alors maintenant, je me lave bien les mains tout au long de la journée et j'ouvre les portes avec les pieds, pour pas toucher les poignées. On sait jamais, j'ai réussi à échapper à la gastro alors...
La grande discussion, quand on parle avec une future maman, c'est celle du prénom. Evidemment, elles veulent jamais le dire à l'avance. Officiellement, c'est pour garder la surprise, mais officieusement, je pense que c'est parce qu'elles ont peur qu'on le leur pique. Avec moi, y a pas trop de danger, mon horloge interne est en retard sur les autres. A 27 ans, je viens de décider d'arrêter les études pour me mettre à bosser, alors je m'attends à avoir envie d'un gamin pour mes 38 ans, au moins.
Et puis de toute façon, le nom de mon futur enfant, ça fait des années que j'y pense. On est toutes comme ça. Dès 10 ans, avec les copines, on parle déjà du nom qu'on va donner à nos mioches. Moi, j'ai longtemps craqué sur "Rachel". C'était le nom de la femme du héros de "Simetierre", de Stephen King. Même qu'à la fin du livre, elle a un oeil qui lui sort de l'orbite et qui pend le long de sa joue. C'est son bébé mort-vivant qui lui a fait ça. Je trouvais ça chouette. Quelle ne fut ma stupeur lorsqu'une copine d'enfance, enceinte, m'annonça que si c'était une fille, elle l'appellerait Rachel ! Scandale. C'est moi qui avait mis une option sur ce prénom. Je décidai de prendre à témoin mes amies d'enfance, qui m'assurèrent de leur soutien et me confirmèrent que j'avais bien été la première à choisir "Rachel". Nous décidâmes de bouder l'intriguante. Finalement, elle a eu un garçon. Bien fait. Gnar gnar gnar *rire sardonique*.
Maintenant, Rachel, j'aime moins parce qu'avec Friends, c'est un peu trop galvaudé. Ben oui, quand on a un enfant, on est un peu snob, on a un peu envie qu'il ait un nom super original, qui le rendra unique dans la cour de récré. Une collègue à moi a son fils dans le même centre de loisirs qu'un petit Obi-Wan. J'adore ! Moi, pour rendre hommage à mon frère, j'ai décidé d'appeler ma fille Sébastien. Oui, ma fille, parce que sinon, c'est un peu "has-been".
Et comme en ce moment, je ne jure que par Dragonball Z, j'ai décidé que mon futur fils s'appelerait Sangohan. Sachant très bien que, d'ici à ce que je devienne maman, je changerai quinze fois d'avis, me découvrirai vingt-trois autres passions sui me
donneront autant de nouvelles idées de prénoms. Mais pour le moment, j'ai décidé que mon fils s'appellerait Sangohan. L'assurance d'une existence hors du commun, d'un prénom qui fera se retourner les têtes des autres gamins, au début de l'année, lors de l'appel... La promesse de voir les sourcils se lever à l'annonce du prénom du gamin, avec des regards réprobateurs, lèvres pincées devant autant de culot. Ca me donne l'imprression d'être une vraie rebelle, à côté de tous les petits Léo, Théo et Nathan...
Histoire de choquer un peu, j'ai décidé d'annoncer ma décision à ma mère. La tête haute, un brin provocante, je lui ai fait part de mon intention d'appeler mon fils Sangohan. Et puis je l'ai regardé, un sourire ironique aux lèvres, attendant sa réaction outrée pour me moquer bêtement, comme je sais si bien le faire.
"Sangohan ?", qu'elle a répété, en détachant bien les syllabes. "C'est joli ! C'est breton ?"
Alors j'ai décidé d'appeler mon futur enfant Alexandre.