Jeux vidéo, télé, ciné, bouquins, régime, coups de gueule, coups de coeur... J'ai pas réussi à choisir un sujet unique. Tant pis pour le blog de spécialiste !
Moi, je veux bien me mettre au régime, mais entre mon anniversaire, celui de mon frère, de ma copine, le retour d'une amie pas vue depuis un an et tant d'autres événements, les restaus s'enchaînent ! Et désolée, mais moi je ne suis pas en pierre : quand on me propose le carte du menu, mon oeil glisse automatiquement sur les salades pour arriver jusqu'aux viandes en sauces, accompagnées de frites bien entendu. Et si la carte des desserts affiche de la crème brûlée, c'est fini. Le seul qui fait régime, dans l'histoire, c'est mon portefeuille, qui a du mal à suivre le rythme.
Mes collègues ont peut-être trouvé la solution à ma place, en m'emmenant, lundi, dans le pire endroit qui existe au monde pour moi, à part peut-être une boîte techno : un restaurant végétarien.
Ils n'ont pas cédé devant ma mine de chien battu. Ils n'ont pas cédé à mes demandes répétées de manger "des animals morts". Ils n'ont pas cédé devant mes menaces de démission.
Alors on y est allés.
Déjà, pas de carafe d'eau, mais des carafes d'infusion de thym. Bif bof.
Ensuite, au menu : une tarte aux légumes avec un accompagnement de légumes ou des pâtes, avec un accompagnement de légumes. Ca m'a fait bizarre, car pour moi, les pâtes et les tartelettes aux légumes, c'est déjà des aliments qui accompagnent, depréférence un bon bifteck. Y avait aussi du poisson avec un accompagnement de légumes. Moi ça m'a choqué parce que le poisson c'est aussi un animal quand même. Y a un peu de racisme derrière tout ça. J'ai pris le poisson.
On m'a servi beaucoup de poisson. Mais y avait surtout beaucoup de légumes. Des carottes, de la salade, des choux de bruxelles, une purée jaune bizarre et des carrés verts dont j'ignore la nature.
J'ai quasiment tout mangé. J'ai baissé la tête, pris ma respiration. J'ai essayé de ne pas réfléchir, de manger très vite, sans mâcher. Les choux, c'était plus dur. J'ai pas réussi à les couper alors il a fallu croquer dedans. Du coup, j'ai senti le goût. Je me suis sentie défaillir. J'ai pu en manger trois. Je me suis arrêtée là, car je m'imaginais déjà rendre tout mon repas devant tout le monde. Tous mes légumes, que j'avais eu tant de mal à faire rentrer, ressortir aussitôt. Je me suis dit que trois choux de bruxelles, c'était déjà bien, surtout que j'avais fini les carottes, la salade, la drôle de purée jaune et les petits carrés verts indéfinissables.
J'ai relevé la tête, hagarde. Mes collègues me regardaient avec étonnement. "Eh ben : t'aimes bien ça, on dirait ! On reviendra !" C'est vrai que j'étais la seule à avoir presque tout mangé. Eux avaient calé devant la quantité. Et aucun n'avait touché à ses choux de Bruxelles.
Les salauds.