Jeux vidéo, télé, ciné, bouquins, régime, coups de gueule, coups de coeur... J'ai pas réussi à choisir un sujet unique. Tant pis pour le blog de spécialiste !
Ce soir, avec ma moitié, je suis allée voir un nouveau navet. Le fils de Chucky, ça s’appelait. Un petit film horrifique qui raconte le retour de la vengeance d’une poupée possédée par l’esprit d’un serial killer. Vaste programme. Peu de monde dans la salle. Un couple arrive cinq minutes après le début et s’assoit deux rangées derrière nous. Ils n’ont pas raté grand-chose : à peine deux éviscérations et une décapitation. Rien de bien méchant. Et puis, soudain, alors que les hurlements de terreur de l’héroïne se muent en un silence inquiétant, un bruit dans la salle. Derrière nous. Impossible de se tromper sur la nature du bruit en question. Il s’agit de… gémissements de plaisir ! De toute évidence, le jeune couple n’accroche pas au film. Et a trouvé mieux à faire. Immobile, muette de gêne, je risque un regard vers mon compagnon. Il est hilare. Les gémissements continuent de plus belle. J’espère un meurtre sanglant et bruyant pour recouvrir le son des ébats de mes deux amoureux. Mais rien. C’est fou comme parfois des secondes durent des éternités (c’est fou aussi comme cette phrase a été dite et redite des tas de fois par des faux poètes en manque d’inspiration, comme moi). Je n’ose évidemment pas me retourner, ni même esquisser un seul mouvement, de peur de me faire voir. A ce moment précis, je me sens comme la femme de Lot dans la Bible, priée de ne pas se retourner alors qu’elle fuit sa ville en flammes. Elle le fait pourtant et est transformée en statue de sel. En fait, moi, je suis déjà statufiée par la gêne. Heureusement, les tourtereaux auront la brillante idée de s’éclipser aux toilettes pendant un quart d’heure. Je peux respirer, sans penser à ce qu’ils ont bien pu y faire. Et me demander : la ville que la femme de Lot fuyait… C’était quoi son nom déjà ?