
A la lecture de mon titre, on pourrait croire que je n'ai pas aimé ce film. Il n'en est rien. Même s'il ne me restera pas comme le chef d'oeuvre qui a changé ma vie (comme Mamma Mia par exemple - ! - ),
Marley et moi m'a beaucoup plu, et m'a même profondément émue.
Car c'est là le "problème". Clairement vendu dans la bande-annonce comme une sympathique petite comédie américaine de plus, Marley et moi s'avère très vite être bien plus que ça. Point négatif : tous les gags sont dans la bande-annonce. Point positif : le reste est très bien quand même.
L'histoire ? Jenny et John, jeune couple amoureux, tous deux journalistes, s'installent en Floride. John, pas vraiment pressé d'être papa, pense calmer les ardeurs de Jenny en lui achetant un charmant "toutou en solde", un chiot labrador craquant, mais pas vraiment obéissant. Marley, puisque c'est comme ça que John le baptise, va suivre le couple tout au long de sa vie.
C'est là que s'insinue le côté dramatique du film. Pas de catastrophe en perspective, pas de maladie grave ou de mort prématurée; juste un quotidien qui s'installe, une routine qui devient ingérable, une petite vie qui s'étire mollement, les années qui passent et amènent leur lot de regrets et de désillusions...
A chaque moment crucial de la vie du couple, Marley est là. Lors de la naissance des trois enfants, le déménagement, les changements de boulot. Les moments de joie, les moments de stress. Le chien n'est plus le sujet principal du film, mais il est le témoin privilégié de l'histoire de Jenny et John.
Une bonne surprise que ce film dont on ressort forcément avec les larmes aux yeux, à moins d'avoir un coeur de pierre...