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28 avril 2005 4 28 /04 /avril /2005 00:00
    J’ai un forfait illimité qui me permet d’aller au cinéma quand je veux voir ce que je veux. Ca me permet surtout d’aller voir des navets infâmes en prétextant que « de toute façon, c’est gratuit ». J’ai vu deux fois les Dalton. La première fois, j’ai dormi. J’aime bien dormir au cinéma. Il fait bon, les sièges sont confortables, une bonne odeur de pop-corn flotte dans l’air et la lumière est douce. La seconde fois, j’ai pris un billet parce qu’il faisait froid dehors et que j’attendais un rendez-vous. C’était le seul film encore disponible. Cette fois-ci, je n’ai pas dormi. Du coup, j’ai moins aimé.

Ce soir, avec ma moitié, je suis allée voir un nouveau navet. Le fils de Chucky, ça s’appelait. Un petit film horrifique qui raconte le retour de la vengeance d’une poupée possédée par l’esprit d’un serial killer. Vaste programme. Peu de monde dans la salle. Un couple arrive cinq minutes après le début et s’assoit deux rangées derrière nous. Ils n’ont pas raté grand-chose : à peine deux éviscérations et une décapitation. Rien de bien méchant. Et puis, soudain, alors que les hurlements de terreur de l’héroïne se muent en un silence inquiétant, un bruit dans la salle. Derrière nous. Impossible de se tromper sur la nature du bruit en question. Il s’agit de… gémissements de plaisir ! De toute évidence, le jeune couple n’accroche pas au film. Et a trouvé mieux à faire. Immobile, muette de gêne, je risque un regard vers mon compagnon. Il est hilare. Les gémissements continuent de plus belle. J’espère un meurtre sanglant et bruyant pour recouvrir le son des ébats de mes deux amoureux. Mais rien. C’est fou comme parfois des secondes durent des éternités (c’est fou aussi comme cette phrase a été dite et redite des tas de fois par des faux poètes en manque d’inspiration, comme moi). Je n’ose évidemment pas me retourner, ni même esquisser un seul mouvement, de peur de me faire voir. A ce moment précis, je me sens comme la femme de Lot dans la Bible, priée de ne pas se retourner alors qu’elle fuit sa ville en flammes. Elle le fait pourtant et est transformée en statue de sel. En fait, moi, je suis déjà statufiée par la gêne. Heureusement, les tourtereaux auront la brillante idée de s’éclipser aux toilettes pendant un quart d’heure. Je peux respirer, sans penser à ce qu’ils ont bien pu y faire. Et me demander : la ville que la femme de Lot fuyait… C’était quoi son nom déjà ?

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Published by Stef - dans En vrac
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commentaires

frisette 02/12/2005 13:41

pour répondre à la question de fin : c'est Sodom et Gomore.
Bon ciné ;O)

Seb. 04/10/2005 14:18

M'enfin, bien sur qu'ils sont intéressants mes commentaires, non mais hé oh.. !!

stéph 04/10/2005 12:06

ah ah ahhhhhh
moi aussi je sais le faire d'abeur !

ca va sinon ? à part un frère qui laisse des comms très interssants ??

Stef 29/09/2005 17:13

Voilà, l'est remis, mais t'es un sacré menteur, toi ! c'était pas "Ah ah ah aha ha ha" mais bien "Ah ah ah ah aaaa...." !

et je ne veux pas savoir à quoi tu fais allusion... (n'irais plus jamais voir de films d'horreur dans la salle 7, moi. un pote qui bosse au cinoche m'a quand même dit qu'il a assisté à une scène similaire pendant "l'âge de glace" et ça se passait ... au premier rang ! j'ai échappé au pire !)

Stef 29/09/2005 17:09

Meuh, c'est parce que j'ai fait une connerie dans les manip' ! oui, bon, ça va, je débute, moi, hein !! :P