Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 janvier 2005 1 24 /01 /janvier /2005 00:00
Je vous conseille ce petit film bien sympa avec Hélène de Fougerolles : Le plus beau jour de ma vie.

Très drôle, un peu cruel, quand même, limite sadique par moment, il m'a plu car il exprime bien ce que je ressens quand on me parle mariage : de la terreur !
Je ne veux pas me marier.
J'ai vraiment rien contre l'engagement, non, ce qui me fait peur : la fête ! Et quand je dis la fête, j'entends mairie, église, vins d'honneur, repas...

Les mariages, c'est déjà chiant comme la mort quand t'es invitée, alors en être l'héroïne, non merci !


La robe : Un mois pour choisir une robe - merde le blanc, ça me va pas du tout - non non, mais je vous assure, ça ira mieux quand vous aurez perdu un peu de poids, 20 ou 25 kilos, quoi - ça fait pas un peu pouf toutes ces dentelles ? - et quatre mois de salaire pour la payer. Pour au final, entendre les chuchotis lors de la solennelle entrée dans l'église - ça la boudine, non ? - on dirait celle de Laurence, mais en moins bien - et au fait, comment elle va Laurence ? - On ne parle pas de l'hypothèse d'une pluie torrentielle au sortir de l'église, qui bousille en moins de deux la blancheur virginale - bande de faux-culs ! - de la jolie robe. A ce moment-là, on se dit que le fait que tonton Roger marche sur la traîne parce qu'il est déjà bourré à 17h, c'est plus trop grave, et puis ça fait bien rire les petits neveux.


Les invités : Là , dès le départ avec Jules, on se dit «Que des gens qu'on aime !» Ca paraît con, comme ça, mais en fait pas du tout. Parce que ne pas inviter la vieille tante qu'on ne va jamais voir parce qu'elle pique quand on lui fait la bise, c'est l'assurance de se voir traiter de monstre sans coeur. Parce que maman a été invitée au mariage de la fille de sa collègue alors si elle la réinvite pas en retour (la collègue ! pas la fille !), pour qui va-t-elle passer ? Parce que si on invite Machin, il faut forcément inviter Trucmuche, mais comme Trucmuche ne parle plus à Chose, on risque une terrible catastrophe si les deux se retrouvent face à face devant le buffet de petits fours...


Parlons-en des petits fours : Les heureux (?) mariés se doivent de poireauter sagement pour recevoir les félicitations rituelles (et s'entendre répéter 150 fois à la suite «tous mes voeux de bonheur !», ça a de quoi rendre fou). Les premiers arrivés, qui se sont barrés de l'église avant la quête pour pouvoir arriver les premiers à la salle des fêtes, (mais comme tout le monde fait la même chose, y a déjà foule devant la salle et y a que dalle dans la petite corbeille des enfants de choeur), ces premiers, donc, sont déjà en train de se goinfrer de petits toasts au chèvre à 1 euro l'unité alors qu'une file qui ne cesse de s'allonger constitue le seul horizon du pauvre couple. Il ya bien tonton Roger, qui pense à ramener quelque chose pour les ptiots, mais à part une quinzaine de flûtes à champagne, rien pour caler l'estomac. Seul reste dans la bouche le goût amer de l'hostie, qu'on imagine à présent, dans un fantasme, tartinée de foie gras.


Place au repas, enfin ! Mais même là, pas moyen pour l'heureuse élue de déguster tranquillement les toasts au saucisson : elle est assaillie par les invités, frustrés de n'avoir pu dire plus que «tous mes voeux de bonheur !» lors des vins d'honneur. Arrivent alors les - eh ben il était temps, hein ? - Je vous revois encore lors de vos premiers rendez-vous - Tu te souviens, ton ex, Mathieu ? Et bien il s'est marié aussi, c'est dingue non ? - au fait, t'as des nouvelles de Laurence ?... Le marié, lui, s'en tire un peu mieux : avec son costume, il se fond un peu dans la foule. Elle, par contre, est condamnée à être le point de mire de la soirée, avec sa meringue. Miam, meringue !


La danse : après avoir convaincu tonton Roger que, non, la première danse, c'était pas pour lui, mais promis, on lui en réserve une, nous voilà sur la piste, avec le sentiment qu'on aurait dû apprendre la valse, parce qu'un slow sur une chanson de Withney Houston, ça le fait moins. Ensuite, en espérant que le DJ ne se lance pas dans un solo de mix techno, il en faut pour tout le monde. Tango et java pour les plus âgés, et merde, vlà tonton Roger qui revient à la charge, musiques à la mode pour les plus jeunes, et sunlights des tropiques pour les mi-vieux... Et là, croisage de doigts pour que le DJ ne pense pas à mettre une farandole, sinon, c'est assuré, la mariée sera embarquée de force !


Mais la danse, c'est pas le pire, car pour mettre de l'ambiance dans les soirées, le truc incontournable, c'est les petits jeux avec l'incontournable de l'incontournable : la jarretière !
On avait pourtant dit à maman qu'on ne voulait pas le faire, - mais soit pas vieux jeu, ça se fait depuis toujours, et puis c'est un moyen de récolter de l'argent pour ton voyage de noces - mais nous voilà debout sur une chaise, la robe salie par la pluie levée jusqu'aux genoux, et tonton Roger à nos côtés qui fait monter les enchères, promettant de la «belle cuisse bien dodue» (merci tonton). Et d'où on est, on voit bien les mines dégoutées des copines qui ont honte pour nous et on croit même entendre des blagues plus ou moins sympathiques - pas question de mettre 1 euro pour ça - si je veux voir des gros jambons, j'irai chez mon boucher charcutier - et l'on voit s'accumuler les piécettes dans le béret de tonton Roger, signe que la robe doit se lever, encore et encore. Pour un peu, on ferait soi-même un chèque pour qu'on en finisse...


Si on a survécu à tout ça, il est temps de rentrer dans son petit chez-soi douillet pour une nuit de noces qui consistera en un bon gros dodo car demain midi, il faut revenir pour manger les restes avec la famille venue de loin. Voilà la porte de l'appartement. Ouverture de la porte. Direction le lit.

Drame.

Les bons copains n'ont pas oublié de foutre le bordel, comme ça se fait les soirs de mariage : lit sens dessus-dessous, farine un peu partout dans la pièce, fenêtres grandes ouvertes - mais merde, pourquoi on se marrie en novembre ? - champagne renversé sur les draps. Si Jules trouve encore la force de rire, bizarrement, c'est plus dur pour vous. Pas le courage de tout ranger. C'est décidé, la nuit de noces se passera dans la baignoire.

Partager cet article

Repost 0
Published by Stef . - dans En vrac
commenter cet article

commentaires

claire 30/08/2005 18:52

c'est marrant tout ça, c'est exactement ce que je pense ... :-)
rien que d'y penser, ca me fait flipper

C A P R I Nazlı 13/07/2005 17:16

juas juas juas trop marrant ce que tu dıs. Maıs t'a vraıment du te faıre chıer ds tt le smarrıage que tu as vu! Je suıs espagnole et je t'assure que les marrıage ıcı sont treeeeees treeeees beaux. La jarretıere je le feraı pas, je trouve şa nul, maıs de tte faşon on donne les numeraux bancaıres,c plus facıle,plus dıscrets et t'a plus de frıc! LA robe, y a pas que des dentelles, aujourd'huı ns avons la chance de pouvoır avoır des couleur sur la robe... P2etre que je dıs şa car les robe d'ıcı s'ımporte ds le monde entıer... Allez grosse bıse et cool ton blog.

www.aylinaylin.canalblog.com

Stéphanie 24/01/2005 16:32

mdr !
j'adhère complètement à ta vision de la chose !!! (enfin sauf si c'est un certain R.W. qui m'en parle).

Seb. 24/01/2005 14:51

Un mot: Mwarf' !!!