Lundi 9 novembre 2009


On me dit que jai tendance à exagérer. N'empêche, cette histoire de grippe me fait me poser pas mal de questions. Après les problèmes liés à l'appellation même de la maladie (A ? H1N1 ? Porcine ? Mexicaine ?), voilà qu'on polémique au sujet du vaccin.

Il faut se faire vacciner ou non à la fin ?

Y a les pour et les contre, ceux qui disent que c'est le seul moyen pour passer à côté de l'épidémie et ceux qui disent que c'est le meilleur moyen de se choper un truc pire que la grippe elle-même. Je fais peut-être plutôt partie du deuxième camp.

A dire vrai, j'ai une vision apocalyptique : celle d'un vaccin aux effets secondaires dévastateurs qui, à la manière d'un 28 jours plus tard, nous transformerait tous en mutants zombies assoiffés de sang et causerait la destruction de toute forme d'humanité sur la planète. Imaginez un peu, vous vous faites vacciner, vous évitez la grippe A et paf, 28 jours plus tard, ou 28 semaines, ou pourquoi pas 28 ans d'ailleurs, les vaccinés développent un syndrome caractérisé par une forte agressivité, une faim inextinguible et un penchant pour le meurtre sadique. Les boules, non ? C'est peut-être comme ça que les dinosaures ont disparu finalement. Une épidémie, un vaccin créé à la hâte, des effets secondaires, des diplodocus qui se mettent à bouffer du T-Rex au petit déj, bing : fin du monde. Et les Atlantes, hein ? Pareil.

Bon, peut-être qu'il n'y aura pas d'effets secondaires. Peut-être qu'il y en aura, mais qui seront minimes. Démangeaisons, rougeurs, chaude-pisse... N'empêche, mieux vaut imaginer le pire. En tout cas, moi je prépare des provisions pour tenir un siège en cas de fin du monde... Un homme averti en vaut deux.


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Vendredi 6 novembre 2009


Le titre français de Zombieland me laisse perplexe : «Bienvenue à Zombieland»... WTF ? Si Dany Boon n'était pas passé par là avec son chef-d'oeuvre (!) aux 20 millions d'entrées (dont 2 millions de gens qui sont allés le voir 6 fois, vive la carte UGC illimité), aurait-on eu droit à cette traduction ? Je ne peux pas m'empêcher de douter...

Ceci étant dit, parlons du film : un bijou d'humour gore à voir absolument. L'histoire : Columbia (Jesse Eisenberg) et Tallahassee (formidable Woody Harrelson) font partie des quelques survivants américains, après que la presque majorité de la population a été transformée en zombie. Columbia est un garçon plutôt réservé et timide, tandis que Tallahassee est un dur à cuire aux méthodes expéditives qui n'a qu'un but dans ce monde post-apocalyptique : trouver le dernier Twinkie, friandise en voie de disparition.

Classique du road-movie : la rencontre de ces deux personnes que tout oppose et qui vont devoir faire un bout de route ensemble en apprenant à se connaître. Sur leur chemin, ils font connaissance avec deux soeurs un peu escrocs sur les bords. Le quator va lutter contre des zombies complètement idiots (ça reste des zombies) mais rapides et plutôt agiles (dans Mad Movies, le réalisateur Ruben Fleischer expliquait ce choix par le fait qu'après L'Armée des Morts ou 28 Jours Plus Tard, les zombies rapides semblaient être devenus la norme...*)

Zombieland n'est pas une pâle copie de Shaun of the Dead : l'action y est plus musclée (cf. zombies rapides), et l'humour un peu absurde du film d'Edgar Wright laisse ici place à des blagues un peu plus potaches mais non moins drôlissimes et décalées. Zombieland est - à mon humble avis - moins une parodie de films de zombies que Shaun of the Dead, mais plutôt une vraie comédie horrifique. On rit beaucoup, mais on sursaute aussi. Le gore et les scènes flippantes ne sont pas laissées de côté, même si l'humour omniprésent dans les situations et les répliques laisse au final un sourire sur le visage, plutôt qu'un rictus horrifié.

Les règles que s'impose le personnage de Colombus sont particulièrement drôles. Afin de survivre dans ce milieu hostile dominé par les morts-vivants, le jeune garçon s'est fixé un certain nombre de lois à suivre. Règle numéro 1 : Cardio, être endurant est indispensable pour pouvoir échapper aux mort-vivants. En vrac, d'autres règles : ne pas jouer au héros, l'échauffement systématique, la technique du double-tap (deuc coups de feu, afin d'être sûr d'avoir achevé sa victime)... Très efficace.

Le générique de début, composé de scènes de courses-poursuites zombies/humains au ralenti (effet garanti), est excellent, de même que l'apparition, dans son propre rôle, [SPOILER - surligner pour lire] de l'acteur Bill Murray.

Le film sort le 25 novembre en France.



* Renouvellement du genre qui a selon moi redonné un peu de souffle à des morts-vivants qui ont gagné en potentiel terrifiant. C'est en tout cas beaucoup plus acceptable que l'idée d'un vampire qui brille au soleil.

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Mercredi 21 octobre 2009
Hier soir à Londres, Robbie Willliams a donné son premier concert depuis le Close Encounter Tour de 2006. Au Roundhouse Theatre de Camden, il a chanté devant des centaines de fans et de VIP. Mais le concert était également retransmis en direct dans 23 pays d'Europe et d'Australie, et en Afrique du Sud. Plus de 200 salles de cinéma où, au même moment, des milliers de personnes ont pu assister au come-back de l'artiste.

J'étais pour ma part au Kinépolis de Lomme. Etrange d'expliquer aux proches «je vais voir Robbie Williams au Kinépolis de Lomme». Ca sonne un peu comme «Je vais voir U2 à la foire à l'ail d'Arleux».

Une salle remplie aux deux tiers, en étant optimiste, un public très calme (pourquoi pas ? Après tout, on était aussi là pour écouter), des vigiles nerveux à l'idée qu'un odieux pirate puisse avoir caché un appareil d'enregistrement... Expérience nouvelle. Difficile de se faire à l'idée que ce qui se passe sur l'écran, c'est du direct, alors qu'on est tranquillement assis dans un fauteuil confortable de cinéma, et qu'on a pensé à prendre le gobelet de coca et le paquet de M&M's... Lorsque l'image arrive enfin, un plan de la salle de concert où la rumeur enfle peu à peu, on parvient à saisir un peu de cette tension pré-concert, où le moindre mouvement suspect depuis les coulisses fait sursauter le premier rang.

Puis le concert en lui-même : un Robbie Williams plutôt en forme (Jules dit même "en formes" mais je crois que c'est de la pure jalousie), visiblement un peu ému, 38 musiciens sur scène, des choristes dont une à la voix exceptionnelle et c'est parti pour une heure trente (quoi ? Une heure trente ? Remboursez !) de concert, où les morceaux du prochain album, Reality Killed The Video Star, alternent avec les oldies, Angels, No Regrets, Millenium, Love Supreme, I Will Talk And Hollywood Will Listen, Feel... J'ai un faible pour Decepticon, Won't do That et Blasphemy. A vérifier avec l'écoute de l'album, qui sort apparemment le 9 novembre.

Dans la salle, Ant&Dec, les présentateurs du Britain's Got Talent, mais aussi - évidemment - la maman de Robbie et  Ayda Field. Je n'aime pas habituellement commenter les relations amoureuses de Robbie Williams, estimant que çe ne me concerne pas. Mais elle est vraiment très très jolie, et vu que Robbie Williams a écrit Won't Do That To You pour elle, je ne peux que l'apprécier pour ça...

Malgré la courte durée du concert (snif), Robbie a eu le temps de montrer son talent d'entertainer. Une vraie communication avec le public. Robbie s'est même désolé, à un moment, que l'album ne soit pas encore sorti et que du coup, personne ne pouvait chanter avec lui et il n'y avait pas d'interaction. Il s'est quand même réjoui du fait que, si personne ne chantait, ça voulait donc dire que l'album n'avait pas été piraté ! Et a été totalement ébahi lorsqu'une fan a entonné le couplet d'une des nouvelles chansons «Mais comment tu connais ça ?»

Au niveau des anecdotes sympathiques, cette histoire racontée entre deux titres, qui date d'il y a une dizaine d'années. Robbie Williams était en concert dans cette même salle pour trois soirs de suite, et sa mère, présente dans le public, s'était fait tirer les oreilles par un type qui n'appréciait pas qu'elle se lève pour danser... Le lendemain, au concert suivant, Robbie avait donc expliqué : «On n'est pas à un show de Sting, vous êtes venus voir Robbie Williams, c'est un concert où les gens bougent.» et avait incité tout le public à se lever, même ceux qui avaient une place assise au balcon. Devant le refus d'une certaine partie des places assises à obtempérer, Robbie avait vanné «Bien sûr, on est VIP, on paie pas sa place alors on se lève pas» et insisté lourdement. C'est tout le public de la fosse qui s'était alors retourné vers les spectateurs récalcitrants, les montrant du doigt, les huant... jusqu'à ce que, dans les loges, Jonathan Wilkes, meilleur ami du chanteur, lui fasse des signes désespérés : il s'agissait de l'espace réservé aux personnes en chaise roulante. La gaffe.

Une autre histoire, qui concerne Take That. On sait tous (si, si, tous) que la séparation, en 1995, s'était plutôt mal passée. Plusieurs chansons de Robbie font référence à son époque Take That, notamment No Regrets. «I don't want to hate but that's / All you've left me with / A bitter aftertaste and a fantasy of / How we all could live»... Il s'est moqué de lui-même, de toute cette «Angry-angry-I hate you» attitude et a raconté qu'il y a plusieurs mois déjà, Mark Owen, Gary Barlow, Howard Donald et Jason Orange étaient venus lui rendre visite dans sa maison de Los Angeles. Les cinq anciens membres de Take That ainsi réunis ont réglé leurs comptes et, pour citer Robbie hier sior, «J'ai un nouveau meilleur ami et il s'appelle Gary Barlow.» (affirmation évidemment exagérée). Sympa donc, d'avoir l'impression qu'une nouvelle page se tourne dans l'histoire de Robbie Williams. Plus matûre (non Jules, j'ai pas dit «plus vieux», même s'il a montré qu'il avait des cheveux blancs), plus serein, mais toujours aussi drôle et showman... Contente de voir que le Robbie barbu qui court après les extra-terrestres n'a pas totalement devoré le chanteur.

J'ai hâte d'acheter ce nouvel album. J'ai hâte de pouvoir assister à un concert de la prochaine tournée... Je n'ai donc plus qu'à économiser. Jules, au fait, au sujet de la PS3, ce sera pour 2011...


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Lundi 19 octobre 2009


Lego Rock Band va accueillir des invités de marque : Damon Albarn, Graham Coxon,Alex James et Dave Rowntree, plus connus sous le nom de BLUR, seront représentés sous forme de figurines Lego dans le jeu Lego Rock Band, qui devrait sortir cet hiver... On pourra mater les quatres Anglais sur la chanson «Song 2», qui fait partie de la playlist du jeu.

Question : Damon Albarn est-il toujours aussi sexy en version Lego ? La réponse est oui, évidemment. (le plastique, c'est fantastique).


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Dimanche 11 octobre 2009
C'est la question que je me pose depuis ce midi.

Parce que Michael Jackson, ça fout un coup. Un monument qui disparait du jour au lendemain. Un peu comme si tu te réveilles un matin et bing, plus de tour Eiffel. Alors que tu pensais que jamais elle disparaitrait de ton paysage.

Filip Nikolic, OK, ce n'est pas une tour Eiffel de la chanson. N'empêche. On ne meurt pas à 35 ans. Et n'empêche, qu'on le veuille ou non, les boys band ont marqué de leur petite empreinte l'histoire, si ce n'est celle de la musique, au moins celle des phénomènes de société.

Et Patrick Swayze... 53 ans. Le cheval sauvage est parti. Restent nos yeux de midinette pour pleurer devant la 345 rediffusion de Dirty Dancing, en lançant ça et là des répliques mythiques et énigmatiques aux oreilles du profane, «On laisse pas bébé dans un coin», «C'est pas un crime de porter une pastèque», «Reste assis Jack»...

Et ce midi, c'est Stephen Gately qui tire sa révérence. A 33 ans, le beau gosse des Boyzone (parce que dans les Boys Band dignes de ce nom, il y a toujours un rôle pour chacun des membres, Stephen était le beau gosse) est décédé à Majorque. Une fin d'année noire pour les boys band, une année terrible pour les années 90.

Je ne suis pas une adepte de la théorie du complot, mais là, je commence à me poser des questions. Ca commence à faire beaucoup. Y aurait-il quelqu'un dans l'ombre qui fomente une vaste machination contre les années 1990 ? Qui est-il ? Quelle sera sa prochaine cible ?
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