Hier soir à Londres, Robbie Willliams a donné son premier concert depuis le Close Encounter Tour de 2006. Au Roundhouse Theatre de Camden, il a chanté devant des centaines de fans et de VIP. Mais
le concert était également retransmis en direct dans 23 pays d'Europe et d'Australie, et en Afrique du Sud. Plus de 200 salles de cinéma où, au même moment, des milliers de personnes ont pu
assister au come-back de l'artiste.
J'étais pour ma part au Kinépolis de Lomme. Etrange d'expliquer aux proches «
je vais voir Robbie Williams au Kinépolis de Lomme». Ca sonne un peu comme «
Je vais voir U2 à la foire à
l'ail d'Arleux».
Une salle remplie aux deux tiers, en étant optimiste, un public très calme (pourquoi pas ? Après tout, on était aussi là pour écouter), des vigiles nerveux à l'idée qu'un odieux pirate puisse avoir
caché un appareil d'enregistrement... Expérience nouvelle. Difficile de se faire à l'idée que ce qui se passe sur l'écran, c'est du direct, alors qu'on est tranquillement assis dans un fauteuil
confortable de cinéma, et qu'on a pensé à prendre le gobelet de coca et le paquet de M&M's... Lorsque l'image arrive enfin, un plan de la salle de concert où la rumeur enfle peu à peu, on
parvient à saisir un peu de cette tension pré-concert, où le moindre mouvement suspect depuis les coulisses fait sursauter le premier rang.
Puis le concert en lui-même : un Robbie Williams plutôt en forme (Jules dit même "en formes" mais je crois que c'est de la pure jalousie), visiblement un peu ému, 38 musiciens sur scène, des
choristes dont une à la voix exceptionnelle et c'est parti pour une heure trente (quoi ? Une heure trente ? Remboursez !) de concert, où les morceaux du prochain album, Reality Killed The Video
Star, alternent avec les oldies, Angels, No Regrets, Millenium, Love Supreme, I Will Talk And Hollywood Will Listen, Feel... J'ai un faible pour Decepticon, Won't do That et Blasphemy. A vérifier
avec l'écoute de l'album, qui sort apparemment le 9 novembre.
Dans la salle,
Ant&Dec, les présentateurs du Britain's Got Talent, mais aussi - évidemment - la maman de Robbie
et
Ayda Field. Je n'aime pas habituellement commenter les relations amoureuses de Robbie Williams,
estimant que çe ne me concerne pas. Mais elle est vraiment très très jolie, et vu que Robbie Williams a écrit Won't Do That To You pour elle, je ne peux que l'apprécier pour ça...
Malgré la courte durée du concert (snif), Robbie a eu le temps de montrer son talent d'entertainer. Une vraie communication avec le public. Robbie s'est même désolé, à un moment, que l'album ne
soit pas encore sorti et que du coup, personne ne pouvait chanter avec lui et il n'y avait pas d'interaction. Il s'est quand même réjoui du fait que, si personne ne chantait, ça voulait donc dire
que l'album n'avait pas été piraté ! Et a été totalement ébahi lorsqu'une fan a entonné le couplet d'une des nouvelles chansons «
Mais comment tu connais ça ?»
Au niveau des anecdotes sympathiques, cette histoire racontée entre deux titres, qui date d'il y a une dizaine d'années. Robbie Williams était en concert dans cette même salle pour trois soirs de
suite, et sa mère, présente dans le public, s'était fait tirer les oreilles par un type qui n'appréciait pas qu'elle se lève pour danser... Le lendemain, au concert suivant, Robbie avait donc
expliqué : «
On n'est pas à un show de Sting, vous êtes venus voir Robbie Williams, c'est un concert où les gens bougent.» et avait incité tout le public à se lever, même ceux qui avaient
une place assise au balcon. Devant le refus d'une certaine partie des places assises à obtempérer, Robbie avait vanné «
Bien sûr, on est VIP, on paie pas sa place alors on se lève pas» et
insisté lourdement. C'est tout le public de la fosse qui s'était alors retourné vers les spectateurs récalcitrants, les montrant du doigt, les huant... jusqu'à ce que, dans les loges, Jonathan
Wilkes, meilleur ami du chanteur, lui fasse des signes désespérés : il s'agissait de l'espace réservé aux personnes en chaise roulante. La gaffe.
Une autre histoire, qui concerne Take That. On sait tous (si, si, tous) que la séparation, en 1995, s'était plutôt mal passée. Plusieurs chansons de Robbie font référence à son époque Take That,
notamment No Regrets. «
I don't want to hate but that's / All you've left me with / A bitter aftertaste and a fantasy of / How we all could live»... Il s'est moqué de lui-même, de toute
cette «Angry-angry-I hate you» attitude et a raconté qu'il y a plusieurs mois déjà, Mark Owen, Gary Barlow, Howard Donald et Jason Orange étaient venus lui rendre visite dans sa maison de Los
Angeles. Les cinq anciens membres de Take That ainsi réunis ont réglé leurs comptes et, pour citer Robbie hier sior, «
J'ai un nouveau meilleur ami et il s'appelle Gary Barlow.»
(affirmation évidemment exagérée). Sympa donc, d'avoir l'impression qu'une nouvelle page se tourne dans l'histoire de Robbie Williams. Plus matûre (non Jules, j'ai pas dit «plus vieux», même s'il a
montré qu'il avait des cheveux blancs), plus serein, mais toujours aussi drôle et showman... Contente de voir que le Robbie barbu qui court après les extra-terrestres n'a pas totalement devoré le
chanteur.
J'ai hâte d'acheter ce nouvel album. J'ai hâte de pouvoir assister à un concert de la prochaine tournée... Je n'ai donc plus qu'à économiser. Jules, au fait, au sujet de la PS3, ce sera pour
2011...
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