Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 09:17


La décision est prise : je ne me ferai pas vacciner. Après moultes tergiversations, dues à des craintes diverses de mutations génétiques causées par un vaccin développé à la va-vite, c'est décidé : pas de vaccin pour moi.
Le seul truc qui me chagrine dans l'histoire, c'est que la décision ne vient pas de moi.

Je suis allée chez mon médecin traitant mercredi, avec mon petit bon de vaccination, toute fière de faire partie de ces populations à risque qui ont le droit de se faire vacciner avant tout le monde et nananananèreuh. Ce bon, c'est un peu le pass VIP du centre de vaccination. Je me demande si ça fait coupe-file ?

J'ai fait part à mon praticien de mes craintes par rapport à la vaccination, prenant bien soin de ne pas évoquer ma peur de me muter en horrible monstre bouffeur de cerveau - elle n'aurait sans doute pas compris. «Ce qu'on peut faire, elle m'a dit, c'est te vacciner contre la grippe saisonnière : ce vaccin-là est sûr et au moins tu ne risques pas de choper coup sur coup les deux...» Et d'insister, rassurante : «C'est le mieux à faire, de toute façon, ce vaccin-là ne présente vraiment aucun risque...» avant d'ajouter «sauf bien sûr pour les personnes qui sont allergiques aux oeufs.»

...

Ben justement.
J'ai une petite intolérance à l'oeuf. Oh, pas une grosse allergie, hein ! Pas le truc où la moindre présence d'oeuf dans un plat me rend malade... Mais une petite intolérance détectée il y a quelques années au détour d'un test (qui m'apprit aussi mon allergie à la poussière, au pollen, aux poils de chiens, de chat, de chevaux...)
J'ai donc dit ça à mon docteur qui, à ma grande surprise, n'était pas au courant : elle pourrait quand même apprendre par coeur les antécédents médicaux de tous ses patients ! Déjà qu'elle ne m'a pas souhaité mon anniversaire la fois dernière.. Elle manque à tous ses devoirs, je me demande si je ne vais pas la dénoncer pour la faire radier.
Elle a cherché dans mon dossier médical et s'est écrié «Ah oui, en 1999, il est bien écrit que tu dois faire attention aux oeufs, aux noix et au chocolat...»

...

Au chocolat ? Alors là, c'est étonnant, parce qu'autant je me souvenais bien de cette histoire d'oeufs, autant j'ai totalement refoulé mon intolérance au chocolat... On peut vraiment être intolérant au chocolat ? Impossible ! C'est comme être intolérant à l'amour ou à la paix entre les hommes. «Ce n'est pas une allergie vraie, a précisé mon médecin. Mais si on te fait le vaccin, ça pourrait déclencher quelque chose.»

Voilà comment fut scellé mon sort, un mercredi soir d'automne.

Depuis, je ne cesse de voir des reportages sur la ruée dans les centres de vaccination. Condescendante, je me dis que je n'aurai pas à faire la queue bêtement pendant des heures pour une ridicule petit piqûre. Et paf ! On se rassure comme on peut.
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 11 2009 15:05


Je suis en train de lire Twilight : Tentation, le deuxième chapitre de la saga de Stephenie Meyer. Je lis ce bouquin comme une gamine qui mange un pot de confiture en douce : je sais que c'est trop sucré pour moi, qu'il y a sans doute des nourritures plus saines, mais je me régale et j'y retourne dès que je suis sûre que personne ne me regarde.

Le film étant sorti, il faudrait peut-être que je me dépêche de finir le livre. Parce que je déteste voir les films avant de lire les bouquins. En même temps, j'en suis à la moitié de l'ouvrage et il ne s'est pas passé grand-chose. Le pitch ? Après des longs mois d'amour avec son beau vampire qui brille au soleil, Bella se fait lourder. Edward pense que ça sera mieux ainsi, qu'il ne peut lui apoprter ce qu'il lui faut, blah blah.

Bon, là, un truc qui m'énerve : lorsqu'Edward la quitte, Bella se perd dans la forêt en partant à sa recherche (c'est qu'il court vite le bougre, en même temps c'est normal, c'est un vampire qui brille au soleil ET qui a la force de Superman et Spiderman réunis - sans la faute de goût du slip au-dessus du pantalon). La jeune fille (18 ans) s'effondre, désespérée, sur le sol et reste, des heures durant, hagarde, tandis que toute la ville de Forks se met à sa recherche. Et quand son shérif de père la retrouve, au lieu de lui filer les deux claques bien méritées pour la frousse qu'elle a occasionnée, il la dorlote.

Non, non, et non ! Qu'Edward soit un vampire qui brille au soleil, un charcutier-traiteur ou un Portugais, ça reste l'histoire d'un gars de 17 ans qui plaque sa copine !  Alors ensuite quand Mademoiselle passe des mois hébétée, prostrée suite à la fuite de son bel amant aux dents longues, j'ai un peu envie de lui botter les fesses pour qu'elle arrête de chouiner sur son propre sort et qu'elle vive sa vie. Nom d'un petit bonhomme en mousse. Alors bien entendu, rien ne m'oblige à lire, mais Stephenie Meyer écrit bien. Ben oui. Ca coule tout seul, comme un bon chocolat chaud un soir de tempête au coin du feu (note pour plus tard : arrêter les métaphores et les comparaisons culinaires, qui ne sont pas bonnes pour le régime)

Et puis surtout, j'attends. J'attends qu'il se passe quelque chose. Parce qu'il va forcément se passer quelque chose. Non ?

Même si là, arrivée à la moitié du livre, toujours pas de trace d'Edward, ni de la famille Volturi, noble famille de vampires italiens qui semble faire régner la loi dans le monde des morts-vivants aux dents pointus, et qui est évoquée au début de l'histoire. Une sorte de mafia pour les vampires. Une bonne idée en somme. Quand est-ce qu'ils arrivent ? J'attends.

Ma patience a déjà été récompensée : il s'est passé quelque chose. Jacob, le bon pote indien de Bella, vient de révéler son secret qui n'en était plus un puisque la bande-annonce du film raconte tout. [SPOILER - balise utilisée pour le principe : tout le monde sait que Jacob est en fait...]  un loup-garou. Sauf que le loup-garou de Stephenie Meyer, il marche sur ses quatres pattes et il se transforme même en dehors des nuits de pleine lune. Moi, franchement, ça ne me dérange pas. Si on peut avoir des vampires qui brillent au soleil, on peut aussi croire que les loups-garous dansent le jerk. Je suis bon public.

Enfin bref, Jacob et son secret-qui-n-en-est-pas-un-parce-que-dès-le-premier-episode-on-s-en-doute apportent un peu de piment et d'action à l'histoire de la jeune fille enamourée. Un peu. Après, il faut aimer les histoires d'Indiens qui se baladent torse nu en plein hiver. Chacun ses goûts.

L'héroïne, elle, multiplie les frasques et prend de plus en plus de risques : elle s'est rendu compte que lorsqu'elle était en danger, elle entendait la voix d'Edward. Alors elle se dit que ça vaut le coup de faire de la moto les yeux bandés en équilibre sur la selle. Même si ça veut dire qu'elle va se casser méchamment la gueule.

J'en suis là de l'histoire du livre. Au vu de la bande-annonce du film, il devrait se passer plein de choses ensuite : des tas de vampires sadiques, une meute de loups-garous qui s'attaque aux vampires sadiques, des scènes d'action... Le retour d'Edward aussi. Même si j'ai bien vécu son absence dans toute la première partie du livre... Si c'est pour se remettre à jouer du piano façon Richard Clayderman, avec la mine torturée d'un septuagénaire qui a la goutte, dans un plan séquence tiré d'une série d'AB production (cf. Twilight : Fascination, le premier épisode), je préfère le savoir en Italie...

J'ai pas l'air mais si, si, j'aime bien cette histoire... Même s'il s'agit pour moi d'un film romantique, plutôt qu'un film fantastique. Un joli petit film qui est destiné à la midinette qui sommeille en chacun de nous. Pour peu qu'on ait envie de la réveiller le temps d'une séance de cinoche. Et puis c'était plutôt bien filmé, les acteurs pas trop mauvais... Dommage qu'il n'y ait pas un chouïa plus d'humour de second degré. Pas un chouïa, d'ailleurs. Une bonne louche de second degré, voire un tonneau, ça serait pas mal.

J'irai voir Twilight : Tentation. Mais toute seule. Pas par honte, non. Mais j'ai interdit à Jules de m'accompagner. Il s'en est très vite remis d'ailleurs. Je le soupçonne même d'avoir été soulagé. En tout cas, je refuse de l'avoir à mes côtés, lui et ses sarcasmes. Il m'a fait le coup pour le premier film. Et moi, j'ai envie de glousser quand Edward apparaîtra à l'écran, j'ai envie de frémir quand les deux amoureux risqueront le courroux de la mafia vampire, j'ai envie de réveiller la midinette qui est en moi. J'ai envie d'y croire. Croire que les vampires brillent au soleil et que l'amour dure éternellement. J'ai envie de replonger la main dans le pot de confiture, jusqu'au coude. Même si je sais qu'à la longue, ça pourrait risquer de devenir écoeurant.
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 11 2009 09:15


Je fais partie des gens qui zappent pendant la publicité ou profitent de l'interlude pour faire un petit pipi ou fouiller le placard à la recherche d'un morceau de chocolat. Pourtant, je fais aussi partie des gens qui paient 30 euros pour se taper des heures de pub à la suite pendant toute une nuit... C'est mon côté rebelle (ou idiot).

Depuis plusieurs années, la Nuit des Publivores ne passe plus par le Nord. Après le Colisée à Roubaix, l'événement avait finalement trouvé sa place au théâtre Sébastopol, à Lille, un lieu bien adapté à la fête. Au programme, des heures de publicité entrecoupées d'entractes qui étaient l'occasion de se goinfrer de Magnum (le partenaire de la Nuit des Publivores), de saucissons Jean Caby (Bon appétît), de Fingers, de brioches Pitch, de canettes d'Ice Tea...

Et puis retour dans la salle pour le visionnage de publicités dans une ambiance de folie, qui retombait de manière naturelle au fur et à mesure que les Publivores s'endormaient dans leur moelleux fauteuil.

Patatras, plus de Nuit des Publivores à Lille, pour des raisons abscures (complot international ?) Après quelques années de disette publicitaire, j'ai décidé de descendre dans la capitale pour avoir droit à mes 6 heures de publicité. Faut dire que la Nuit des Publivores au Grand Rex, c'est un peu the place to be, la salle mythique où il faut avoir assisté à l'événement. Enfin, dans mon esprit, c'était ça.

J'ai passé une bonne soirée. C'est un premier point indéniable. Maintenant, de toutes les Nuits des Publivores auxquelles j'ai pu assister, celle-là était loin d'être la meilleure.

Un détail qui a son importance : Magnum n'est plus le sponsor. C'est Maxwell (qualité filtre, pas la peine d'en rajouter) qui a pris la place. Remplacer des glaces par du café,  plus pratique pour rester éveillé, mais beaucoup moins festif. Le café Maxwell a coulé à flots, ça c'est sûr. Mais à part ça. Rien. Milka et ses 100 calories pack était aussi sponsor, parait-il... Mais mis à part deux pauvres petits paquets grapillés à la troisième entracte, pas de chocolat pour mon estomac. D'autant plsu frustrant que j'ai croisé des personnes de l'organisation avec des cartons de chocolats sous le bras lorsque je suis ressortie à 7h15. J'sis ça, j'dis rien.

Niveau animations à présent. Avant le début de la diffusion et entre chaque plage de publicités, des spectacles permettent de maintenir l'ambiance. Samedi, à Paris, l'orchestre cinématographique de Paris a vraiment assuré en première partie, avec des reprises de chansons de publicités. L'Ami Ricoré, Banga, Babybel... Autant d'airs connus repris par des musiciens et deux chanteurs de talent qui ont réussi à mettre le feu. Ensuite, un jeune humoriste (18 ans !), Kev Adams, a offert au public quelques minutes de sketchs. Sympathique, et surtout très courageux de venir se produire devant une audience loin de lui être acquise. Cette première partie était de très bonne facture, et laissait augurer le meilleur pour la suite. Mais... Les autres entractes ont été l'occasion pour des DJ de venir mixer sur la scène. Un VJ a offert une prestation assez intéressante, utilisant musique et images de pub. Mais à part ça, la musique techno (ou dance ou électro ou... qu'est-ce que j'en sais, moi ?) a occupé la majeure partie des autres animations. L'ambiance boîte de nuit, pas trop ma tasse de thé. Dans une édition précédente, Chantal Goya avait donné un petit concert : je trouve l'idée plus proche du concept des Publivores, qui joue en grande partie sur la nostalgie de notre enfance avec certaines publicités anciennes. Sironimo, c'est un peu la Madeleine de Proust de la publicité. C'est ri-go-lo. La musique techno à fond les manettes, c'est pas rigolo.
Et à 7h15, lorsque le dernière publicité se termine, on aurait bien voulu se faire souhaiter une bonne journée par l'animateur, qui s'était visiblement assoupi.

Au niveau de la publicité elle-même, les classiques étaient là. Bob et sa Fiat, Super Timor, le «What's Up» de Budweiser... Incontournables. Je regretteun peu  l'absence d'autres classiques, le lapin Kiss Kool, le chocolat Léo...
Beaucoup de publicités de 2008, ce qui est un plus : pas trop de choses vues et revues. Quelques publicités préhistoriques également, mais les années 80 et 90 ont été en grande partie oubliées. Dommage. J'avais parfois plus l'impression d'assister à un zapping de la pub actuelle, plutôt qu'à une revue du patrimoine de la publicité...

Maintenant, en 6 heures, il faut faire des choix, et c'est compréhensible. Les plus : une thématique sur les stars dans la publicité. L'occasion de revoir Brad Pitt et son Levis, Depardieu et ses Barilla, ou de découvrir John Cleese ou Paul Newman dans des publicités qui ne sotn pas passées en France à l'époque. Mais où il est George et son «What else ?» Une autre thématique sur la publicité pour les voitures (pourquoi pas ?), une série intéressante sur la publicité virale... Mais pas de grande révolution.

 J'ai trouvé le public moins réactif que les années précédentes. Les spectateurs dansaient, hurlaient, jouaient avec les ballons, mais j'ai entendu peu de slogans ou de références, contrairement aux autres années. Je me souviens qu'à Lille, si une personne, à toute heure de la Nuit, criait «Lééééééooooooo», toute la salle reprenait en choeur... De même que «Le lapin, le lapin» ou «Attention Bob !». Samedi, je me croyais parfois à un événement de type Dance Machine... Public trop jeune pour avoir les références ? En même temps, je ne suis pas si vieille (hein ?)

Je ne vais pas jouer le jeu de «le public lillois est vraiment le meilleur» car difficile de comparer vu que l'événement n'a plus lieu dans la capitale des Flandres. C'est peut-être juste une évolution du public... Les amateurs de publicités ont laissé la place aux amateurs de fête bruyante... Ou peut-être que c'est moi qui devient ronchon, le grand âge aidant...
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 11 2009 11:53


On me dit que jai tendance à exagérer. N'empêche, cette histoire de grippe me fait me poser pas mal de questions. Après les problèmes liés à l'appellation même de la maladie (A ? H1N1 ? Porcine ? Mexicaine ?), voilà qu'on polémique au sujet du vaccin.

Il faut se faire vacciner ou non à la fin ?

Y a les pour et les contre, ceux qui disent que c'est le seul moyen pour passer à côté de l'épidémie et ceux qui disent que c'est le meilleur moyen de se choper un truc pire que la grippe elle-même. Je fais peut-être plutôt partie du deuxième camp.

A dire vrai, j'ai une vision apocalyptique : celle d'un vaccin aux effets secondaires dévastateurs qui, à la manière d'un 28 jours plus tard, nous transformerait tous en mutants zombies assoiffés de sang et causerait la destruction de toute forme d'humanité sur la planète. Imaginez un peu, vous vous faites vacciner, vous évitez la grippe A et paf, 28 jours plus tard, ou 28 semaines, ou pourquoi pas 28 ans d'ailleurs, les vaccinés développent un syndrome caractérisé par une forte agressivité, une faim inextinguible et un penchant pour le meurtre sadique. Les boules, non ? C'est peut-être comme ça que les dinosaures ont disparu finalement. Une épidémie, un vaccin créé à la hâte, des effets secondaires, des diplodocus qui se mettent à bouffer du T-Rex au petit déj, bing : fin du monde. Et les Atlantes, hein ? Pareil.

Bon, peut-être qu'il n'y aura pas d'effets secondaires. Peut-être qu'il y en aura, mais qui seront minimes. Démangeaisons, rougeurs, chaude-pisse... N'empêche, mieux vaut imaginer le pire. En tout cas, moi je prépare des provisions pour tenir un siège en cas de fin du monde... Un homme averti en vaut deux.


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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 11 2009 08:47


Le titre français de Zombieland me laisse perplexe : «Bienvenue à Zombieland»... WTF ? Si Dany Boon n'était pas passé par là avec son chef-d'oeuvre (!) aux 20 millions d'entrées (dont 2 millions de gens qui sont allés le voir 6 fois, vive la carte UGC illimité), aurait-on eu droit à cette traduction ? Je ne peux pas m'empêcher de douter...

Ceci étant dit, parlons du film : un bijou d'humour gore à voir absolument. L'histoire : Columbia (Jesse Eisenberg) et Tallahassee (formidable Woody Harrelson) font partie des quelques survivants américains, après que la presque majorité de la population a été transformée en zombie. Columbia est un garçon plutôt réservé et timide, tandis que Tallahassee est un dur à cuire aux méthodes expéditives qui n'a qu'un but dans ce monde post-apocalyptique : trouver le dernier Twinkie, friandise en voie de disparition.

Classique du road-movie : la rencontre de ces deux personnes que tout oppose et qui vont devoir faire un bout de route ensemble en apprenant à se connaître. Sur leur chemin, ils font connaissance avec deux soeurs un peu escrocs sur les bords. Le quator va lutter contre des zombies complètement idiots (ça reste des zombies) mais rapides et plutôt agiles (dans Mad Movies, le réalisateur Ruben Fleischer expliquait ce choix par le fait qu'après L'Armée des Morts ou 28 Jours Plus Tard, les zombies rapides semblaient être devenus la norme...*)

Zombieland n'est pas une pâle copie de Shaun of the Dead : l'action y est plus musclée (cf. zombies rapides), et l'humour un peu absurde du film d'Edgar Wright laisse ici place à des blagues un peu plus potaches mais non moins drôlissimes et décalées. Zombieland est - à mon humble avis - moins une parodie de films de zombies que Shaun of the Dead, mais plutôt une vraie comédie horrifique. On rit beaucoup, mais on sursaute aussi. Le gore et les scènes flippantes ne sont pas laissées de côté, même si l'humour omniprésent dans les situations et les répliques laisse au final un sourire sur le visage, plutôt qu'un rictus horrifié.

Les règles que s'impose le personnage de Colombus sont particulièrement drôles. Afin de survivre dans ce milieu hostile dominé par les morts-vivants, le jeune garçon s'est fixé un certain nombre de lois à suivre. Règle numéro 1 : Cardio, être endurant est indispensable pour pouvoir échapper aux mort-vivants. En vrac, d'autres règles : ne pas jouer au héros, l'échauffement systématique, la technique du double-tap (deuc coups de feu, afin d'être sûr d'avoir achevé sa victime)... Très efficace.

Le générique de début, composé de scènes de courses-poursuites zombies/humains au ralenti (effet garanti), est excellent, de même que l'apparition, dans son propre rôle, [SPOILER - surligner pour lire] de l'acteur Bill Murray.

Le film sort le 25 novembre en France.



* Renouvellement du genre qui a selon moi redonné un peu de souffle à des morts-vivants qui ont gagné en potentiel terrifiant. C'est en tout cas beaucoup plus acceptable que l'idée d'un vampire qui brille au soleil.

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